Coucou, comme promis me revoilà pour vous donner plus de détails sur mon accouchement, cet instant magique remplit d’émotions qui submerge toute femme qui devient maman <3

arbre_coeur

Tout a commencé dans la nuit du 27 avril 2014 ou je me suis réveillée à 1h avec un mal de ventre terrible et une envie pressante d’aller aux toilettes. Vu la douleur et mes allers et retours aux toilettes je me dis que j’ai du choper une gastro et file me recoucher. Nouveau réveil à 2h accompagné de contractions douloureuses toutes les 10 minutes, je file aux toilettes (hé oui encore) et là je m’aperçois que je perds du sang. Un peu paniquée et vu que les contractions se rapprochent encore plus et monte d’une intensité niveau douleur, je réveille mon mari et lui dis que c’est le moment !

Nous voilà arrivés à la maternité, après examen je suis ouverte à deux doigts larges et la perte de sang c’est tout simplement le col qui travaille. J’ai le droit à un monitoring qui enregistre de fortes contractions toutes les 7 minutes, la sage femme me propose donc d’aller marcher une petite heure pour accélérer le travail. En bon petit soldat et pressée de rencontrer mon fils, je commence à arpenter de nuit l’hôpital avec moi  mari (par contre niveau ambiance un hôpital quasi éteint avec de longs couloirs tous noirs c’est juste gloque), je monte les escaliers, je les descends…

45 minutes plus tard,  les contractions sont toutes les 5 minutes, elles me prennent dans les reins et m’empêchent de parler, je me concentre sur les exercices de respiration pour les gérer au mieux et décide de retourner au service de maternité.  Nouvel examen, je suis seulement à 3 doigts larges après 45 minutes de marche mais la sage femme me passe en salle de travail.

Arrivés dans la salle qui fait vraiment bloc opératoire (hé non pas de couleurs douces ou de salle hightech comme dans babyboom !) bibi est prise d’une grosse panique d’autant plus qu’une fois installée, la femme de la salle d’à côté se met à hurler de douleurs… bah ça a pas loupé crise de spasmophilie… Je finis par me calmer surtout grâce à l’aide de mon mari et l’anesthésiste débarque.  Un bonhomme absolument pas aimable qui a réussit à foirer sa péridurale (fallait que ça tombe sur moi…) en anesthésiant que mon côté droit et qui a fini par ne plus faire effet du tout. Autant dire que j’ai bien dérouillé à en pleurer alors que le travail n’avançait pas assez vite, on m’a donc percé la poche des eaux puis mis une perfusion d’ocytocine pour accélérer le travail.  J’ai aussi dû prendre des positions favorables au travail (4 pattes sur la table, sur le côté avec une jambe relevée). Résultat des courses cet ensemble a tellement bien marché qu’en 30 minutes je suis passée de 3 à 8 doigts et 30 minutes après j’étais à dilatation complète avec la tête de bébé apparente.

La sage femme a à peine eu le temps de s’habiller que bébé était prêt à sortir et 30 minutes de poussée plus tard, ma grenouille (né à 11h05, 3,7 kg pour 52,5 cm) se retrouvait sur mon ventre pour 2h30 de peau à peau.

A part la douleur des contractions et sur ce coup là mon mari m’a été d’une grande aide aussi bien moralement que physiquement (je lui ai broyé le bras pendant toute la durée de la dilatation), j’ai eu un accouchement de rêve,  pas de douleurs particulières à l’expulsion et la chance de sentir les contractions.  J’ai été entourée par une sage femme, Hana et une aide soignante, Kama, du tonnerre avec lesquelles j’ai bien rigolé pendant la poussée. J’en garde donc un très bon souvenir !

Bon après c’est pas le monde des bisounours non plus, un accouchement c’est fatiguant et ça laisse des traces chez certaines (petite déchirure et œdème pour moi) mais comparé à cette petite vie qu’on donne et tout cet amour qui survient c’est vite oublié ! Je suis désormais la plus heureuse des mamans aux côtés de mon mari et de mon petit Adrien <3