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La semaine dernière j’ai assisté à mon 3ème cours de préparation à la naissance dont le thème était sur l’allaitement. Pour être franche, il y a encore quelques mois je ne pensais pas assister à un tel cours et surtout je n’en ressentais pas l’envie, on avait même convenu avec ma sage femme de personnaliser mes séances et de sauter cette étape.

Pourquoi ?

Parce que j’étais certaine de ne pas vouloir allaiter (oui je sais pas bien, je vois déjà les mamans convaincues par l’allaitement me huer…). Je n’ai pas allaité mon premier parce que je n’en ressentais pas l’envie et je ne voulais pas qu’une expérience qui est censée être épanouissante se transforme en moments forcés aussi bien pour moi que pour mon fils qui l’aurait forcément ressenti. Je suis aussi tombée dans une maternité qui encourageait fortement l’allaitement et qui pendant tout le peau à peau (2h30) m’a laissé avec un bébé qui avait faim sans me donner de biberon au cas ou je changerai d’avis… je l’ai très mal vécu surtout avec le chamboulement de l’accouchement, le tourbillon des hormones… ça m’a complètement braquée et laissé un sacré mauvais souvenir même 2 ans après.

Alors oui je sais que le colostrum est très bon pour le bébé, qu’il lui fournit des défenses immunitaires que ne lui apporte pas le lait artificiel, que certaines pensent aussi que l’allaitement permet d’avoir un lien particulier avec son enfant et que ce lien n’est pas forcément présent si maman n’allaite pas….Toutefois, je suis convaincue que c’est une envie qu’on doit ressentir au plus profond de soi sinon l’expérience risque de tourner au cauchemar d’autant plus que l’allaitement est loin d’être un long fleuve tranquille donc si en plus tu n’es pas motivée ou n’a pas envie, je ne pense pas qu’il faille se forcer. Après avoir parlé avec plusieurs professionnels, il s’avère que les laits artificiels ont beaucoup évolué et sont tout aussi bons pour la santé de bébé que le lait maternel. Avec un peu de recul (plus de 2 ans), je suis rassurée, Adrien a une très bonne santé et n’est pas souvent malade alors certes il n’a pas bénéficié des bienfaits du colostrum mais il ne s’en porte pas moins bien et surtout j’ai un lien très fort avec mon fils, sa naissance a été la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma vie et je ne pense pas que ne pas l’avoir allaiter ait une influence sur le lien mère-enfant et fasse de moi une mauvaise mère.

Je sais bien que le sujet a toujours été et est toujours sujet à controverse et à discussion houleuse entre les mamans allaitantes et celles qui ne le sont pas et le but de cet article n’est pas d’attiser ceci, je suis juste arrivée à un tournant de ma grossesse ou je me pose pas mal de questions sur le sujet et ou j’avais envie de mettre des mots sur le vécu de ma première grossesse.

Aujourd’hui, j’attends mon deuxième et dernier enfant (hé oui avec Papa Geek on trouve que deux c’est parfait !) et je vois les choses un peu différemment. Je me dis que c’est ma dernière grossesse donc j’en profite chaque jour et j’aimerai ne pas regretter plus tard de ne pas avoir essayer l’expérience de l’allaitement. Je ne sais pas encore ou je me situe dans cette démarche de réflexion. Je ne suis pas encore fixée sur le point de savoir si je suis prête à allaiter ou pas, si je pars juste sur le test de la tétée de bienvenue et sur le fait d’aviser ensuite ou si je me dis d’ores et déjà que je pars plus vers de l’allaitement mixte afin que Papa Geek ou d’autres puissent aussi me relayer par moments (la sage femme nous a expliqué que dans ce cas là, il est important que la maman fasse les tétées de la nuit car le lait est plus gras et consistant que la journée) d’autant plus que nous allons avoir Adrien a gérer. Ou alors carrément est-ce que je me tourne vers le biberon parce que même si je me pose plein de questions et que je pense que je suis prête à tenter l’expérience finalement c’est plus de la curiosité qu’une réelle envie ? Je pense que je dois encore y réfléchir et ça tombe bien il me reste encore deux mois de grossesse pour essayer de déchiffrer tout ce qui se passe dans ma tête.

J’ai aussi pas mal de peurs annexes concernant l’allaitement, j’ai peur de me transformer en tétine géante (des amies ayant allaité m’ont confié qu’elles n’allaitaient pas que pour nourrir leurs enfants mais aussi quand elles revenaient d’une sortie car c’était un moment de retrouvailles, quand bébé est inquiet…) et je ne suis pas sûre d’apprécier le fait d’avoir mon bébé au sein toute la journée (la montée de lait ne me rassure pas d’ailleurs puisque  apparemment cette nuit là il faut garder bébé au sein toute la nuit pour la stimulation) et comment gérer ça avec la garde du grand (comment va t-il interpréter ce geste de bébé au sein ?), les rendez-vous quotidiens… ? Dans ma famille proche, à part ma belle-mère qui a un peu allaité mon mari car il était prématuré, les femmes n’ont pas allaité, comment vont-elles le percevoir ?

Je suis aussi très pudique, il va donc falloir que je m’organise pour tirer mon lait pour les sorties ou alors passer justement à l’allaitement mixte. Et enfin le dernier point qui me turlupine, c’est que pour moi le sein je le perçois plus comme quelque chose de sensuel lié au sexe, j’ai donc du mal du haut de mes 8 mois de grossesse à imaginer mon bébé au sein…

Et finalement, est-ce que je ne me prends pas trop la tête ? Est-ce que je vais avoir du lait ? Pendant mes deux grossesses, je n’ai jamais eu de pertes de lait contrairement à d’autres futures mamans, est-ce que cela signifie que je ne pourrais pas allaiter ? Est-ce que bébé va y arriver ?

Bref, je pense que je ne suis pas arrivée… et j’aimerai avoir des avis sur le sujet, des retours d’expériences qui pourraient m’aider à me situer d’ici 2 mois. Merci à celles qui prendront la peine de commenter mon article sur le blog et de me faire part de leurs vécus.