Après un long parcours en MAP et une grossesse plus qu’angoissante, je suis à 2 jours de mon terme (DPA au 28 avril) et mon Mini-sumo est en train de se construire un hôtel 5* et ne veut pas sortir.

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Du coup forcément cette semaine à l’approche du terme, je pense être passée par toutes les émotions : l’angoisse du déclenchement,  l’angoisse de sortir un gros bébé (prévu à 4 kg et oui la cantine est bonne apparemment et 4 mois et demi d’alitement lui ont permis de se faire des réserves), l’impatience de se dire mais pourquoi je n’ai toujours pas accouché alors qu’il devait être prématuré et que tout est prêt pour son arrivée (sentiment décuplé par les nombreux textos ou appels reçus chaque jour pour savoir où ça en est…), la tristesse de penser ne serait ce qu’un petit moment que bébé ne sort pas parce qu’il ne veut pas voir ses parents, la colère et les menaces « si tu ne te décides pas, maman t’habilleras en fille pour se venger » (oui c’est pas sympa je sais)… En gros un gloubiboulga de sentiments fortement accentués par ces p***** d’hormones !!!!

Aux personnes qui pensent faut que tu bouges pour accélérer les choses, je les arrête tout de suite, si Monsieur n’est pas décidé ça ne sert à rien, j’en suis la preuve vivante. Parce que oui j’ai tout essayé la marche, les courses aux heures de pointes, le ménage,  les magasins, la piscine, les exercices sur le ballon de grossesse, les escaliers, le cinéma,  le restaurant…

J’ai donc fini par me résigner et me dire qu’il fallait profiter des derniers moments avec ma moitié sauf qu’hier lors de mon monitoring à domicile et à j-3 du terme la sage femme me propose un examen du col et là bonne nouvelle mon col est court, ramolli et ouvert à un doigt large avec la tête de bébé bien engagée.  Elle me dit donc que ça ne devrait plus tarder, l’espoir revient et elle me propose un décollement des membranes pour accélérer le travail. Toute guillerette j’accepte,  bah autant dire qu’après une journée et une nuit de douleurs de règles intenses et de contractions douloureuses mais irrégulières tout s’est arrêté, ça n’a donc pas marché pour moi et à part avoir souffert pour rien c’est tout ce que je tire de cette expérience.

La conclusion de tout ça c’est que je vais patienter comme une grande fille et laisser mon  Mini-sumo arriver quand il l’aura décidé et ça même si c’est après terme, du moment qu’il va bien c’est le principal et j’ai enfin compris que ce n’est pas qu’il ne veut pas voir ses parents mais que mon utérus est trop confortable digne d’un hôtel 5* et la cantine trop bonne !